La Cour suprême espagnole annule l'enregistrement national auprès de l'Autorité nationale des agences immobilières (NRA) : quelles conséquences pour les acheteurs immobiliers en Espagne ?
08.06.2026Quelles conséquences pour la location touristique et la location de moyenne durée ?
Une récente décision de la Cour suprême espagnole a suscité de nombreuses interrogations parmi les propriétaires qui louent leur bien immobilier. La Cour a annulé certaines dispositions du système national d’enregistrement des locations de courte durée.
Depuis cette décision, de nombreux propriétaires se posent les mêmes questions : le numéro d’enregistrement national est-il toujours obligatoire ? La décision concerne-t-elle uniquement les locations touristiques ? Quelles sont les conséquences pour les locations de moyenne durée ? Les licences régionales restent-elles nécessaires ?
Voici un aperçu clair de la situation actuelle.
Qu’était le système national d’enregistrement ?
Le gouvernement espagnol avait mis en place un registre national destiné à certaines formes de locations temporaires. Les propriétaires devaient obtenir un numéro d’enregistrement national en plus des éventuelles licences ou obligations régionales déjà existantes.
Ce système ne concernait pas uniquement les locations de vacances proposées sur des plateformes comme Airbnb ou Booking.com.
Il pouvait également s’appliquer à d’autres formes de séjours temporaires, notamment pour les nomades numériques, les hivernants, les étudiants, les travailleurs temporaires ou les personnes séjournant en Espagne pour des raisons médicales ou professionnelles.
En raison de son champ d’application très large, de nombreux propriétaires ne savaient pas clairement si leur activité locative était concernée.
Pourquoi la Cour suprême est-elle intervenue ?
La décision ne remet pas en cause le droit des autorités à encadrer le marché locatif. Elle porte principalement sur la répartition des compétences entre l’État espagnol et les communautés autonomes.
Plusieurs régions ont fait valoir qu’elles disposaient déjà de leurs propres systèmes d’enregistrement et de contrôle. La Cour suprême a estimé que l’État ne pouvait pas imposer un registre national supplémentaire venant s’ajouter aux réglementations régionales existantes.
Il est important de souligner que la Cour n’a pas supprimé l’ensemble des règles relatives à la location. Seules certaines dispositions du système national ont été annulées.
Quelles obligations restent en vigueur ?
Pour la plupart des propriétaires, peu de choses changent dans la pratique.
Les locations touristiques restent soumises aux réglementations régionales et locales existantes. Cela inclut notamment les licences touristiques, telles que la licence VUT, les règles municipales, les dispositions des copropriétés ainsi que les obligations d’enregistrement des voyageurs.
Les locations de moyenne durée continuent également de relever du cadre juridique actuel. Dans la majorité des cas, elles sont régies par la Loi espagnole sur les baux urbains (LAU), où les clauses contractuelles et le caractère temporaire du séjour demeurent essentiels.
Quel impact pour la location de moyenne durée ?
La location de moyenne durée connaît une forte croissance depuis plusieurs années. Elle répond à la demande croissante des nomades numériques, étudiants, hivernants et professionnels séjournant temporairement en Espagne.
Comme le système national d’enregistrement pouvait également concerner certaines formes de location temporaire, cette décision présente un intérêt particulier pour ce secteur.
Toutefois, les conditions fondamentales applicables à la location de moyenne durée ne changent pas. Le locataire doit toujours justifier d’un motif temporaire réel. La seule durée du contrat ne suffit pas à qualifier une location comme temporaire. Par exemple, un contrat de six mois n’est pas automatiquement considéré comme une location temporaire en raison de sa durée.
La situation est-elle désormais définitivement clarifiée ?
Pas encore totalement.
Même si la décision de la Cour suprême apporte des précisions importantes, ses conséquences pratiques doivent encore être définies.
Des plateformes comme Airbnb et Booking.com pourraient devoir adapter leurs procédures, tandis que les autorités compétentes pourraient publier de nouvelles directives dans les prochains mois.
À ce stade, il semble acquis que les licences régionales et les réglementations locales restent obligatoires et que les locations de moyenne durée continuent d’être encadrées par la législation locative existante. En revanche, l’avenir du système national d’enregistrement demeure incertain et de nouvelles évolutions restent possibles.
Vous avez des questions concernant votre situation ?
Les conséquences de cette décision peuvent varier selon le type de location concerné, la région où se situe le bien et les circonstances spécifiques de chaque dossier. Il est donc recommandé de consulter un avocat, un gestor ou un spécialiste de l’immobilier connaissant parfaitement la réglementation locative espagnole.
Vidando Estates, un concept global sans souci